Immobilier : la manne des rachats de crédits finie pour les courtiers

rachat de crédit

2014 a été une année faste pour les IOBSP (Intermédiaires en Opérations Bancaires et Systèmes de Paiement). Au vu de la faiblesse des taux de prêt immobilier, les rachats de crédits ont représenté 30 % de l’émission des prêts immobiliers en France. Et en 2013, on s’est particulièrement adressé à un intermédiaire pour renégocier son taux. 2013 fut donc un bon cru pour les courtiers, mais 2014 devrait marquer le pas. Pour cause : il ne reste plus grand-chose à renégocier.

Les courtiers présents à 40 % en Île-de-France

40 % des prêts immobiliers accordés en Île-de-France en 2013, l’ont été par l’intermédiaire de courtiers. Ce chiffre s’explique par le coût de l’immobilier en Île-de-France. Ainsi une simple renégociation de 0,5 % de moins peut déboucher sur une économie de dizaines de milliers d’euros. Tout le monde s’est passé le mot, les sociétés de courtage ont redoublé d’efforts pour prendre des parts de marché, tant et si bien qu’elles ont certainement consommé la majeure partie de la clientèle potentielle.

Le rachat de crédit : une manne pour les courtiers

Une société de courtage est rémunérée par le prêteur, à raison d’1 % de la somme prêtée. En 2013, le chiffre d’affaires national généré par les rachats de crédit était de l’ordre de 42 milliards d’euros. Là-dessus, la part nationale générée par les courtiers représente 20 %, soit plus de 8 milliards d’euros. On peut donc en déduire que le chiffre d’affaires national des sociétés de courtage en ce qui concerne le rachat de crédit immobilier, a avoisiné les 80 millions d’euros.

Une baisse massive en début d’année

Les sociétés de courtage leaders du marché enregistrent une baisse de l’ordre de 40 % des demandes de rachat de crédit, depuis le début de l’année. Il semble que la manne soit passée pour les courtiers, sans doute eu égard à « l’épuisement du stock ». Tout simplement, il reste peu de gens ayant intérêt à renégocier leur prêt immobilier. Les sociétés de courtage devront sans doute se tourner vers la restructuration de dettes pour compenser ce manque à gagner.

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