Top 10 des solutions pour réduire ses impôts

Placement sûr, l’immobilier offre de surcroît des possibilités de réduction fiscales avantageuses, telles que le LMNP, la loi Pinel, le déficit foncier, la loi Malraux ou la loi Girardin. Il est également possible d’investir dans le capital de PME ou de se constituer un complément de retraite grâce au PERP ou au contrat Madelin, tout en défiscalisant. Placement plus culturels, les SOFICA et l’achat d’oeuvres d’art s’adressent à un public plus averti.

1. Le LMNP

Le statut de LMNP (loueur en meublé non professionnel) permet de bénéficier d’un abattement forfaitaire de 50 % sur les revenus locatifs perçus (jusqu’à

23 000 euros de loyers perçus, lesquels constituent la principale ressource du foyer fiscal). Il est également possible d’opter pour le régime réel (au-delà de

32 600 de revenus locatifs) grâce auquel le propriétaire peut déduire ses charges réelles (frais d’acquisition, intérêts d’emprunts, travaux, frais d’entretien) et une partie du bien immobilier acheté pendant 25 ans (hormis le prix du terrain).

Il est notamment possible d’investir dans des résidences seniors ou des résidences étudiantes via le dispositif LMNP.

2. La loi Pinel

La loi Pinel permet de réduire son impôt sur le revenu en contrepartie de la mise en location d’un bien immobilier neuf acheté. Le taux de réduction d’impôt dépend de la durée de location du bien, en fonction du prix du bien acheté (dans une limite de 300 000 euros d’investissement par an et par foyer fiscal et jusqu’à deux logements par an) : 12% pour une location de 6 ans, 18% pour une location de 9 ans et 21% pour une durée de location de 12 ans.

3. Le déficit foncier

Ce régime fiscal permet d’acheter de l’immobilier ancien et de déduire toutes les charges liées à l’investissement, au montant des travaux, et à l’imputation des déficits fonciers sur le revenu global.

4. Loi Malraux

Ce dispositif permet d’investir dans des secteurs sauvegardés (SS) ou des zones de protection du patrimoine urbain et paysager (ZPPAUP) en louant le bien immobilier pendant 9 ans en tant que résidence principale. En contrepartie, il permet une réduction d’impôt de 30 % des dépenses en SS et 22 % des dépenses en ZPPAUP, plafonnées à 100 000 euros par an, et cela pendant 4 ans.

En outre, la loi Malraux ne rentre pas dans le plafond des niches fiscales.

5. La loi Girardin

La loi Girardin permet de déduire jusqu’à 26 000 euros par an en cas d’acquisition d’un logement neuf dans les DOM-COM (le plafond de la réduction d’impôt étant de 26% du prix d’acquisition). Pour cela, il faut louer le bien pendant 6 ans minimum et respecter les plafonds des loyers dans ces zones.

6. Investir dans le capital de PME

Investir dans le capital d’une PME pendant 5 ans minimum permet de bénéficier d’une réduction d’impôt de 18 % du montant de l’investissement (plafonné à 100 000 euros). Toutefois, mieux vaut investir dans une PME en direct que via un Fond commun de placement dans l’innovation (FCPI).

7. Le PERP

Le plan d’épargne retraite populaire (PERP) permet de se constituer un complément de revenus, dont bénéficie son souscripteur une fois à la retraite.

Les versements effectués sur un PERP sont déductibles pour chaque membre du foyer fiscal, dans la limite du plus élevé des 2 montants suivants :

  • 10 % des revenus professionnels de 2013 dans la limite de 8 fois le PASS (plafond annuel de la sécurité sociale), nets de cotisations sociale et de frais professionnels, avec une déduction maximale de 29 626 euros,
  • 10% du PASS si ce montant est supérieur

8. Le contrat retraite Madelin

Les travailleurs non salariés peuvent se constituer un complément de retraite grâce au contrat Madelin. Pendant la durée du contrat, les sommes versées sur le contrat sont déductibles en fonction du taux marginal d’imposition. Par exemple, un souscripteur assujetti à un taux marginal d’imposition de 40% et versant 1000 euros par an sur son contrat Madelin bénéficiera d’une déduction fiscale annuelle de 400 euros.

9. Les SOFICA

Les SOFICA (sociétés de financement du cinéma et de l’audiovisuel) ont pour but se soutenir la production cinématographique. Ces sociétés permettent une réduction de 30% du montant de l’investissement dans une limite de

18 000 par foyer fiscal, soit une réduction de 5 400 euros par an et par foyer fiscal. La réduction peut aller jusqu’à 36% du montant de l’investissement si la SOFICA place au moins 10% de ses actifs dans le capital d’une société de production cinématographique ou audiovisuelle (la réduction annuelle est alors de 6 480 euros). Ces placements sont toutefois destinés à des investisseurs avertis.

10. L’investissement dans l’art

Si l’investissement d’une œuvre d’art ne permet pas de réduire son imposition sur le revenu, il possède l’avantage de ne pas rentrer dans l’assiette taxable de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et de bénéficier d’une fiscalité sur les plus-values très avantageuse.

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